Entrée du site de François Berton

Une Sentence de Destruction


Le vieux village de Sartrouville détruit dans les années soixante-dix.
Photographié avant et pendant cette intervention par François Berton.
Un ouvrage de 120 pages

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  Peut être commandé auprès de
  l'Association des Amis de l'Histoire de Sartrouville.
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Douze ou treize siècles avaient permis l’établissement d’un  village en contrebas d’un plateau, aussi paisible que la Seine qu’il regardait. Un village de paysans, un village de vignerons, un village de défricheurs  des quelques clairières  nécessaires dans l’immense forêt des Yvelines  : il en tire même son nom.  Le sol offre des pierres facilement taillables. Elles s’entassèrent, se sedimentèrent, poussant les unes contre les autres et les unes sur les autres pour dessiner au fil du temps une agglomération très logique structurée de trois voies, rejointes en un point central, sans plan d’urbanisme.

L’élaboration lente, sans trop de concertation, en improvisation permanente,  gouvernée par les  forces naturelles et les besoins  de la vie, les uns et les autres en modifications perpétuelles, aboutit à une  solution  légère, adaptée, évolutive, élégante.

Il en est des villes comme des langages, des lois comme des croyances, des hommes comme des peuples : le hasard et la nécessité deviennent de bons maitres d’oeuvres. Ainsi vivait  ce village bien beau, divers et pittoresque avant que la gangrène et
l’eczéma le gâchent.

Moins de quatorze mois ont suffi  pour effacer les restes d'une cristallisation de quatorze siècles. Peut-être une nécessité :  l’urbanisme programmé possède ses lois.
 Elles n’engendrent pas les mêmes résultats

Sa couronne, son fanal persistent : l’église.  Un autre de nos vouvrages en a montré le charme et l’équilibre.

Nous avons pu, avant l’effacement, enregistrer les traces de ce village déja abimé, puis sa destruction. Une sentence avait été proclamée.

Les voila publiées, quelques dizaines d’années plus tard,  conscient que nombre d’habi-
tants ne soupçonnent même pas ce passé. Il reste bien vivant pour beaucoup d’autres, cependant.

Nous n’avons pas fait oeuvre d’archéologie ; encore moins  de témoignage urbanistique. Nous laissons seulement transparaitre une atmosphère historiquement disparue mais aisément évocable. Il en reste des traces sur le terrain.

Vous ne trouverez pas de documents anciens, les photos précèdent de peu le travail de destruction pour ensuite l’accompagner. Nous montrons souvent sans nommer. Il ne s'agit pas  d'une monographie sur Sartrouville ; d’autres s’y emploient avec talent (et nous rendons hommage à l’Association des Amis de l’Histoire de Sartrouville). Les photographies datent des années 70. Mais témoignent d'une existence remontant au profond moyen-âge.

Beaucoup de ces bâtiments étaient devenus, faute d’entretien, insalubres. Mais cette disparition majeure efface quand même un élément important. Au fil des photos nous passons d’avant les travaux jusqu’à l’apparition des nouvelles constructions.

Il peut ètre interessant de détailler certaines images.

Fr.B.